Pas de Tour pour Astana

Pas de Tour pour Astana
L'équipe Astana, dont plusieurs coureurs sont impliqués dans l'affaire de dopage en Espagne, a été retirée du Tour de France qui démarre samedi de Strasbourg. Le Kazakh Alexandre Vinokourov, chef de file de la formation espagnole, ne peut donc s'aligner au départ...

Astana a décidé d'appliquer le code éthique qui prévoit la mise à l'écart des coureurs impliqués dans une procédure pour dopage, en l'occurrence le Portugais Sergio Paulinho, l'Australien Allan Davis, les Espagnols Isidro Nozal, Alberto Contador et Joseba Beloki. Dès lors, il ne restait plus que quatre coureurs en lice, soit un nombre insuffisant par rapport au règlement (article 2.2.003 du règlement UCI) pour s'aligner au départ.

"A l'examen du dossier remis par les autorités espagnoles, Active Bay (structure juridique de l'équipe Astana, ndlr) a décidé en application du code éthique signé par toutes les équipes de l'UCI ProTour, de retirer du Tour de France les coureurs qui apparaissent dans le dossier. Cette décision a été prise sans porter atteinte au droit à la présomption d'innocence de ces coureurs", a précisé Astana dans son communiqué.

"Cette mesure n'affecte pas les coureurs de l'équipe qui se sont déplacés sur le Tour de France et qui ne sont pas concernés par le dossier: Alexandre Vinokourov, Andrey Kashechkin, Carlos Barredo et Luis Leon Sanchez", a souligné l'équipe espagnole. Reste que pour Vinokourov, le résultat est le même. Le Kazakh rêvait du Tour et du maillot jaune. Cette année, il avait très peu couru en début de saison, contrairement aux années précédentes, afin de se préserver pour la grande Boucle, l'unique objectif de sa saison.

Source : Eurosport.fr/


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# Posté le vendredi 30 juin 2006 15:49
Modifié le vendredi 30 juin 2006 18:23

Malade du Tour.

Malade du Tour.
Le cyclisme est malade. Il souffre du cancer du dopage qui le ronge depuis si longtemps, qu'on finit par se demander s'il s'en débarrassera. Le dernier scandale en date montre que la maladie peut toucher son organe le plus vital, le Tour de France. Raison de plus pour lui gueuler notre amour.

L'histoire du Tour est avant tout une histoire d'amour. Celui des coureurs et des suiveurs. Des acteurs ou des spectateurs. Difficile de le côtoyer, de près ou de loin, sans l'aimer. Par son côté épique, chevaleresque, il dépasse le simple cadre du cyclisme, ralliant à sa cause une masse bien supérieure aux habituels passionnés des choses de la petite reine. Quand la Grande Boucle est touchée par les fléaux, les dommages collatéraux sont donc, forcément, eux aussi, démultipliés. Un peu plus d'un mois après la nouvelle affaire de dopage d'envergure mise à jour en Espagne, le Tour 2006 va s'élancer sans trois de ses têtes d'affiche, dans un climat proche du pourissement.

La menace dopage planait avec d'autant plus de poids que depuis dix ans, tous les vainqueurs de l'épreuve ont été soupçonnés, ou convaincus de dopage. Jan Ullrich avait déjà été suspendu, tout comme le pauvre Marco Pantani. De nombreuses rumeurs ont couru sur Bjarne Riis, et celles-ci ne se sont pas estompées depuis qu'il a quitté la casquette de coureur pour celle de manager d'équipe. Quant à Lance Armstrong, septuple maillot jaune, il a incarné à lui seul, et il continue de le faire de sa retraite texane, cette culture du doute, qui empêche de savourer tout à fait les grands exploits.

Le Père Noël est une ordure

Public et journalistes ont payé pour apprendre que tant de grands champions avaient été, aussi, des grands tricheurs. Ces trahisons à répétition ont sali l'honneur du cyclisme, et par ricochet celui du Tour. Depuis une vingtaine d'années, le spectre du dopage l'a ébranlé à plusieurs reprises. On doit à Serge Laget une des plus savoureuses définitions du Tour de France: "C'est Noël en juillet et le 14 juillet tous les jours." Force est de constater que le Père Noël s'est parfois mué en ordure ces derniers temps, et quand les pétards vous claquent dans les doigts, les dégâts sont souvent fâcheux.

Comment expliquer dès lors, que sitôt le Tour fini, on attende avec une telle impatience le mois de juillet suivant? Comment justifier que les foules soient toujours plus nombreuses sur le bords des routes et le long des cols? Comment comprendre l'engouement de nos voisins plus ou moins proches, prêts à dépenser des fortunes pour accueillir la Grande Boucle, ne serait-ce que quelques jours. La ferveur qui règne dans la maison Tour de France fait toujours plus de bruit que les chacals qui ne manquent pas d'aboyer sous ses fenêtres. Comme si le raz-de-marée Festina en 1998 ou la tempête Armstrong l'été dernier n'avaient provoqué, au plus, que des éclaboussures, vite essuyées d'un revers de main.

La raison de cet amour jamais démenti tient sans doute à l'universalité du Tour, fédérateur par essence. Aucun autre évènement sportif ne peut prétendre unir dans un même élan, et dans une telle ampleur, les masses populaires et les élites intellectuelles. Les plus grands écrivains du siècle passé furent des adorateurs du Tour, de Tristan Bernard à Louis Aragon en passant par Marcel Aymé, pour ne citer qu'eux. Ils n'étaient pourtant pas des fondus de sport. Mais des malades du Tour, ça oui. De son plus récent maillot jaune à son plus ancien supporter, de son fils le plus proche à son cousin le plus éloigné, le Tour de France demeure la plus grande famille du sport.

Histoires de famille

Une famille, une vraie, avec tout ce que cela implique de plus ou moins avouable. Avec ses joies et ses peines, ses fâcheries et ses rabibochages, ses gentils et ses salauds, ses serviteurs et ses traitres. La famille, c'est beaucoup de bons souvenirs, d'histoires à raconter, et autant que l'on aimerait taire, et qu'il faut bien affronter. Mais plus d'un siècle après sa naissance, elle tient toujours debout. Fièrement. Elle s'est relevée de tout. Mieux, elle n'a de cesse de s'agrandir, s'ouvrant à des contrées plus ou moins lointaines (Australie, Amérique du Sud, pays de l'Est, Etats-Unis), indifférentes à ses histoires il y a encore 15, 20 ou 30 ans.

Cette internationalisation, à laquelle il convient d'ajouter un certain gigantisme propre à son temps, a contribué à faire de l'épreuve juilletiste un évènement sans cesse plus important. Le Tour de France est un géant sportif, économique et médiatique. Toujours plus grand, mais toujours plus fragilisé par les maux de son époque, le dopage en tête. Le Tour du XXIe siècle se nourrit de ce drôle de paradoxe, qui nous le rend peut-être plus passionnant encore. "On ne guérit pas du Tour de France", écrivit un jour Antoine Blondin. Il avait bien raison. Nous en sommes plus que jamais malades. Et fiers de l'être. Malgré tout.


Source : Eurosport.fr

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# Posté le vendredi 30 juin 2006 15:04
Modifié le samedi 01 juillet 2006 06:49

Opération Puerto : l'UCI parle .

Opération Puerto : l'UCI parle .
Après avoir examiné le rapport EGB n°116 que la Guardia Civil a adressé au juge d'instruction dans le dossier « Operaciòn Puerto » le 27 juin 2006, l'UCI a estimé qu'il résulte de ce rapport que les coureurs suivants, inscrits pour participer au Tour de France 2006, sont mis en cause dans cette affaire :

Sergio PAULINHO
Isidro NOZAL
Allan DAVIS
Alberto CONTADOR
Joseba BELOKI
Francisco MANCEBO
Ivan BASSO
Jan ULLRICH
Oscar SEVILLA

L'UCI souligne que la mise en cause ne signifie pas qu'il est établi que les coureurs ci-dessus ont commis une violation antidopage.

Toutefois, les indications contenues, suivant le rapport susmentionné, dans le dossier du juge d'instruction, sont suffisamment graves et l'UCI en a informé les UCI ProTeams pour leur permettre de prendre toute décision utile en application du code de conduite.

L'UCI tient à exprimer son appréciation pour l'attitude correcte et courageuse des UCI ProTeams dans ces circonstances difficiles.

Service de Presse UCI

Source : uciprotour.com/

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# Posté le vendredi 30 juin 2006 14:18

La chute des idoles

La chute des idoles
Ullrich dans la roue de Basso lors du Tour 2005.

Admirés et adulés dans leur pays, l'Italien Ivan Basso et l'Allemand Jan Ullrich ont été chassés du Tour de France. Grandeur et décadence pour deux champions qui auront beaucoup de mal à se relever de cette sinistre affaire. Sans avenir, ils incarnent désormais un temps que l'on voudrait révolu.

L'image est à la fois triste et pathétique. Vers 16h30, à Blaesheim, quartier général de l'équipe T-Mobile, Jan Ullrich consent à sortir de son hôtel, assiégé par les journalistes depuis le matin. Le survêtement est sombre, le visage aussi. Physiquement, l'Allemand est déjà marqué par l'épreuve. Ses traits sont tirés. Dans sa langue natale, il offre quelques mots. Péniblement. "C'est la pire chose qui me soit arrivée dans ma carrière, je suis très choqué , lance l'homme de Rostock. Il va me falloir quelques jours pour m'en remettre et je vais essayer de prouver mon innocence."

Il est à craindre pour Ullrich que quelques jours ne puissent suffire à le remettre en selle, à tous les sens du terme. Sportivement, quel peut aujourd'hui être l'avenir d'un coureur bientôt âgé de 33 ans, qui a déjà été suspendu pour dopage en 2002, et qui se trouve embarqué dans l'un des plus grands scandales de l'histoire du cyclisme? Pas reluisant, à l'évidence. Par ailleurs, comment réagira le grand public en Allemagne? Jusqu'ici, elle avait tout pardonné à son héros, ses frasques comme ses manquements. Ses échecs et ses rendez-vous manqués ave l'historie. Par son seul charisme, Ullrich a intronisé le cyclisme le deuxième sport national derrière le football. Mais cette fois, il semble plus seul que jamais.

Ullrich avait tout obtenu


Il l'est d'autant plus que cette saison était celle de la dernière chance. Pour ce quitte-ou-double, il avait tout obtenu de T-Mobile. Les pleins pouvoirs sportifs d'abord, avec le départ d'Alexandre Vinokourov et Erik Zabel, les deux autres vedettes du groupe. Il était seul maitre à bord. Un salaire royal, en suite: 2,5 millions d'euros. Le retour de son mentor, Rudi Pevenage, enfin. Ce dernier avait réintégré le staff, contre l'avis de beaucoup. Ce même Pevenage avec lequel il aura donc été associé toute sa carrière. Pour le mauvais et pour le pire. "Hijo Rudicio", le "fils de Rudicio". Voilà ce qui était écrit sur la poche de sans attribuée à Ullrich et retrouvé chez le Docteur Fuentes...

Jan Ullrich ne remporte donc pas son deuxième Tour de France, neuf ans après son premier et, certainement, dernier sacre. Il ne succèdera pas à Lance Armstrong, qui lui a barré si longtemps la route. Ivan Basso non plus. L'autre grand favori du Tour est lui aussi tombé du piédestal sur lequel sa victoire dans le Tour d'Italie l'avait installé. Une chute brutale et inattendue pour le Varésan. Pour la première fois depuis la disparition de Marco Pantani, un champion italien avait pourtant réussi à faire l'unanimité. "C'est terrible, car un mythe était en train de se créer, regrette Giuseppe Saronni. Basso était parvenu à sceller un véritable engouement populaire autour de sa personne."

Le début de la fin?

Que reste-t-il de tout ça aujourd'hui? Rien. Plus rien. Basso se rêvait en héros, vêtu de jaune sur les Champs-Elysées. Il a quitté le Tour comme un paria, en catimini. "Je n'ai rien fait, les avocats parleront pour moi", a-t-il seulement consenti à dire avant de s'éclipser. Bjarne Riis, manager de l'équipe CSC, a donc parlé pour lui: "Il a accepté ma décision. C'est mon travail de prendre des décisions, mais il est très triste. Il était sur le Tour car il voulait bien figurer. C'est tout ce que l'équipe espérait. Son avenir dans l'équipe dépend de ce qu'il adviendra par la suite, a poursuivi Riis, lui-même vainqueur du Tour en 1996. Il doit rentrer chez lui et voir l'affaire avec son avocat. Après, on peut décider de quelque chose."

Unis dans la même déconfiture, rattrapés par les mêmes fautes, Ullrich et Basso risquent fort de devenir malgré eux les symboles du côté le plus obscur du cyclisme. On imagine qu'ils avaient rêvé de marquer l'histoire de leur sport pour d'autres motifs. Face à l'évidence des faits qui les accablent, reconnus d'ailleurs comme tels par leur équipe respective, ils continuent de nier. Peu importe, serait-on tenté de dire, car leur parole, aujourd'hui, ne pèse plus lourd, même aux yeux de leurs supporters. Pour les deux divas déchus, le Tour de France est fini avant même d'avoir commencé. Peut-être le début de la fin...

Source : Eurosport.fr

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# Posté le vendredi 30 juin 2006 13:52
Modifié le samedi 01 juillet 2006 06:48

Mancebo : Vers la sortie

Mancebo : Vers la sortie
Francesco Mancebo tout droit vers la sortie.

L'espagnol Francesco Mancebo , exclus du Tour , soupçonné de dopage , suspendu par Ag2r a décidé de mettre un therme à sa carrière. "Je me suis rendu à la réunion des directeurs sportifs en sachant ce qui m'attendait, raconte Vincent Lavenu, le manager de l'équipe AG2R, qui avait fait du Madrilène son leader. Au petit déjeuner en effet, je n'avais plus aucune illusion, Francisco m'a dit: Je m'en vais. Je raccroche le vélo."

Rédaction : Darfeuille Nicolas. uci-protour.c.la


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# Posté le vendredi 30 juin 2006 12:19
Modifié le vendredi 30 juin 2006 15:50